Plantes envahissantes

Plantes envahissantes

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Cet été, ouvrez l'œil!

De la visite envahissante

Saviez-vous que plusieurs plantes envahissantes affectent la biodiversité des municipalités du Québec ? On définit une espèce envahissante (ou EE) comme étant « […] une espèce […] dont l’introduction ou la propagation menace l’environnement, l’économie ou la société, y compris la santé humaine ».

Au Québec, il est difficile de dénombrer exactement la quantité d’espèces envahissantes. On sait toutefois que plus de 32 espèces exotiques sont considérées comme préoccupantes ou potentiellement préoccupantes en termes d’envahissement. Les espèces envahissantes représentent la deuxième plus grande menace après la perte d’habitat pour la biodiversité partout dans le monde. Considérant que le paysage naturel du Québec est une ressource précieuse pour l’ensemble des citoyens et des citoyennes, il est d’une importance capitale de le préserver. De nombreux efforts sont déployés annuellement de la part de chaque palier gouvernemental pour remédier à ce phénomène préoccupant.

De si grands impacts pour de si petites espèces

Saviez-vous également que les espèces envahissantes ont des répercussions importantes sur le plan environnemental, social et économique de notre société ? Ces espèces créent de la compétition aux espèces indigènes (espèces originaires de la région) lorsqu’elles colonisent les milieux, causant la dégradation des écosystèmes naturels. Cette dégradation se traduit par des pertes de services fournis par les écosystèmes (production d’oxygène, percolation de l’eau dans le sol, captation des contaminants dans les sols, etc.) dont nous profitons quotidiennement.

La lutte contre la prolifération de ces espèces occasionne des coûts astronomiques, et ces coûts se voient multipliés lorsqu’il est question de déloger les espèces des milieux qu’elles ont colonisé. À titre d’exemple, au Canada, les pertes financières et les pertes de mise en marché relatives aux espèces envahissantes ont coûté plus de 2,2 milliards de dollars au secteur agricole ainsi que plus de 20 milliards de dollars au milieu forestier. Finalement, les espèces envahissantes compromettent certains emplois liés à l’exploitation des espèces indigènes et représentent un danger potentiel pour la santé publique.

Ce problème est vaste et affecte de nombreux aspects de notre société. Il est donc naturel que les trois paliers de gouvernements interviennent pour éviter les impacts sur les milieux naturels à petit, moyen et grande échelle. Le gouvernement fédéral, provincial et municipal traitent les espèces envahissantes pour protéger respectivement les cours d’eau et la pêche, la biodiversité provinciale et l’agriculture ainsi que tout ce qui touche aux territoires naturels municipaux. Il semble toutefois que l’instance ayant le plus grand pouvoir d’action soit l’instance municipale puisqu’elle constate rapidement l’état de l’envahissement de son territoire et qu’elle peut agir rapidement pour contrer le problème à la source.

Vous pouvez apporter une aide précieuse dans la lutte aux espèces envahissante en investissant peu de temps et d’énergie. Quelques actions citoyennes faciles à appliquer peuvent faire toute la différence, notamment:

  1. Reconnaitre les principales espèces envahissantes dans son milieu;
  2. Traiter rapidement les espèces présentes sur son terrain;
  3. Rester informer sur les développements concernant les espèces envahissantes au Québec;

 

La Ville devra déployer de plus en plus d’effort afin de lutter contre l’envahissement de son territoire dans les prochaines années. Elle compte impliquer davantage les citoyens et les citoyennes afin d’atteindre son but.

Les travaux menés pour contrer l’invasion du territoire par des espèces envahissantes sera beaucoup plus efficace si les propriétaires de terrains résidentiels font leur part du travail. Les coûts de réalisation des travaux pour éradiquer les espèces végétales envahissantes seront nettement inférieurs si les mesures prescrites sont suivies à la lettre par la population. La Ville compte sur votre habituelle collaboration afin de mettre votre contribution au bien-être général.

Des avantages directs pour la qualité de vie

La lutte aux espèces envahissantes aura des résultats rapides sur la qualité de vie des personnes habitant Otterburn Park. Les EE affectent déjà la santé publique, la biodiversité, les aménagements paysagers ainsi que la qualité des ouvrages municipaux de la Ville.

Chaque personne a un rôle à jouer afin de préserver le paysage naturel et la qualité de l’environnement. Le paysage naturel de la Ville est au cœur même de l’histoire de la municipalité et le devoir de le protéger revient à la collectivité. Il est également d’une importance capitale de conserver l’accès aux espaces naturels de la Ville puisque ces espaces permettent aux citoyens et aux citoyennes de pratiquer des activités améliorant l’esprit de communauté générale entre les habitants. La faune et la flore locale bénéficieront également de chaque action menée contre l’envahissement du territoire.

Quelles EE à surveiller?

À Otterburn Park, le service des travaux public a déterminé 4 espèces envahissantes problématiques sur son territoire qui sont susceptibles d’envahir vos résidences et/ou les endroits publics. Voici comment les reconnaître ainsi que leur effet sur votre santé et votre environnement :

L’herbe à poux, souvent confondue avec l’herbe à puce est en fait une espèce aux conséquences très distinctes. Sa conséquence sur la santé humaine est de nature pulmonaire. Lors de sa période de floraison, de juillet à octobre, la quantité de pollen généré est anormalement élevée. Ce pollen étant irritant pour les voies respiratoires humaines, elle est la principale responsable des allergies saisonnières. C’est pourquoi, il est important de l’éliminer rapidement.

Heureusement, son élimination est facilitée par sa faible emprise racinaire. Un désherbage manuel est donc la solution optimale. Cependant, il est important de s’en occuper de mai à juin alors que la fleur n’est pas à son apogée et que les allergènes sont encore faiblement présents.

Notez qu’il est également possible de seulement faucher le plant à l’aide de votre machinerie de tonte de gazon. Seulement, cette solution n’est que temporaire. Elle est recommandée pour une population qui serait en bordure de votre terrain et un endroit facile d’entretiens afin que la fauche se fasse au même moment quevotre tonte de gazon. Cette méthode ne combattra pas sa prolifération mais va la ralentir.

Lorsque des colonies s’avèrent trop nombreuses et qu’un travail de désherbage manuel semble trop ardu, une solution existe qui consiste à brûler les plans à l’aide d’eau brûlante pulvérisée. Cette solution n’est cependant pas optimale pour plusieurs raisons. En effet, cette méthode n’est pas localisée. Ainsi, elle nuira à l’écosystème l’entourant. De plus, cette méthode nécessite d’être appliquée par un professionnel. Il est donc coûteux d’opter pour celle-ci. Elle est cependant préférable à l’utilisation des herbicides.

Cette EE pousse généralement dans des milieux arides et peu fertiles. Ainsi, il n’est pas rare de la retrouver en bordure de terrain et de route.

Les feuilles de cette plante ont une apparence dentelée. La fleur est prédominante contrairement à l’herbe à puce qui a un feuillage envahissant.

L’herbe à puce est, quant à elle, une espèce déclenchant une allergie cutanée au contact de son généreux feuillage. En effet, son feuillage génère une sève aux propriétés allergènes et irritantes pour la peau.

Cette EE peut se retrouver autant dans des boisées ombragés que sur des terrains ensoleillés, arides ou fertiles bref, l’herbe à puce a une grande capacité d’adaptation et survie dans tous les types de milieux.

Elle est reconnaissable par son feuillage prédominant en pointe trifolié (en regroupement de trois feuilles).

Lorsque retrouvée sur un terrain résidentiel, il est du devoir du citoyen de l’éliminer et la contrôler. Puisque les racines ne sont pas profondes dans la terre, il est facile de procéder à son désherbage manuel avec ou sans l’utilisation d’une pelle.  Cependant, il est important qu’aucune surface de la peau ne vienne en contact direct ou indirect, c’est-à-dire un outil ou un morceau de vêtement qui aurait été en contact avec le plant qui entrerait par la suite en contact avec la peau. Pour se faire, il est nécessaire d’enfiler des gants et des vêtements longs et de les nettoyer avec de l’eau et du savon par la suite.

Tout comme l’herbe à poux, il est possible d’opter pour la solution à l’eau chaude lorsqu’une colonie nombreuse envahie un territoire. Cependant, d’autant plus que l’herbe à puce a tendance à s’installer dans des endroits boisés, l’écosystème peut être grandement affecté. Cette solution doit être utilisé en dernier recours et exécutée par des professionnels. Les zones brûlées doivent être délimitées par un cône ou son équivalent. Cette méthode, en termes d’efficacité, est semblable au désherbage manuel. La colonie pourra être supprimé entre 2 et 3 ans de lutte.

Notez qu’il est impératif de ne pas brûler ce plan. En effet, l’inhalation de la combustion de l’herbe à puce peut causer une forte inflammation des voies respiratoires et être extrêmement nocive pour la santé humaine.

Le roseau commun également appelé phragmites est un véritable fléau pour notre écosystème. En effet, cette plante est vorace et élimine toute autre espèce qui tenterait de la concurrencer.

Elle est généralement retrouvée aux bordures de fossés et en zone humide à proximité de points d’eau. Elle se propage agressivement et son élimination est pratiquement impossible.

Elle est inévitable, mais certaines mesures peuvent être prises afin de limiter et ralentir sa prolifération.

Sa propagation est facilitée par la mobilité de ses graines. Ainsi, en secouant la plante ou en circulant dessus avec un véhicule, les graines sont propagées plus rapidement et facilement qu’elles le seraient normalement.

Sinon, couper les inflorescences (la tête fleurie contenant les graines) avant que les graines soient arrivées à maturité et infertiles est une autre solution. Cependant, cette solution nécessite une action rapide lorsqu’un début de colonie est décelé. Ensuite, recouvrir profondément la partie coupée sous le sol afin de la priver de soleil.

Le principal ennemi du roseau commun est l’absence de soleil. Ainsi, pour lutter contre cette EE, il est également possible de couper la surface hors terre et de recouvrir le tout d’une bâche épaisse et résistante à la perforation. Cependant, une telle action nécessite de la rigueur puisque la coupe doit se faire aux deux semaines et un suivie serré doit être assuré afin de ne pas obtenir un effet contraire et augmenter sa prolifération.

Finalement, ses racines peuvent pénétrer jusqu’à deux mètres dans le sol. Lors de travaux d’excavation, en plus des mesures à prendre pour limiter la propagation de ses graines comme arroser l’excavatrice lorsqu’elle sort du secteur visé, il est nécessaire d’excaver à cette profondeur afin qu’elle soit totalement éliminée.

La renoué du Japon est une espèce envahissante par son développement racinaire pouvant atteindre le triple de l’ampleur de son feuillage en surface. En plus d’étouffer les racines des autres espèces a un diamètre horizontal pouvant aller jusqu’à 10 mètres sous terre, la renoué du Japon abîme les fondations en désagrégeant le béton par sa puissance racinaire.

Originalement, cette plante a été importée pour sa beauté et sa facilité d’entretien. Seulement, en prenant de l’ampleur et en tuant tout autre espèce à proximité, elle a vite été classifiée comme EE.

Cette plante est reconnaissable par sa ressemblance au bambou et ses branches recouvertes d’un généreux feuillage en pointe d’un vert vif et éclatant. C’est ce qui fait sa principale distinction.

Elle se retrouve en bordure de cours d’eau majoritairement en milieu non boisé.

Lorsqu’elle est décelée rapidement et encore jeune, il est alors facile de la déraciner manuellement. Cependant, lorsqu’elle atteint sa maturité, des opérations d’excavation peuvent alors être nécessaires.

À Otterburn Park, certaines habitations sont en bordure de la rivière richelieu ou de cours d’eau. Il est alors important de déceler rapidement sa propagation afin d’éviter que ses racines atteignent une proportion problématique et puissent nuire non seulement à l’écosystème mais également à la fondation des résidences avoisinantes.

Attention!

Des actions peuvent être contre-productives dans la lutte aux EE.
En voici deux :
L’utilisation de tels produits est fortement règlementée. Si vous souhaitez envisager cette solution, veuillez contacter le service d’urbanisme. Ils pourront vous chapeauter dans cette décision. Veuillez cependant noter que plusieurs autres solutions décrite précédemment sont possibles dans la lutte aux EE qui sont tout autant et même plus efficace que l’utilisation de ces produits nuisibles pour l’environnement.
En plus de risquer de se propager et contaminer des territoires sur une grande superficie, ces plantes peuvent nuire au compostage par leur propriété nocives à la biodégradation des résidus organiques. La solution afin de les neutraliser est de les enterrer sous une grande quantité de terre afin de les priver totalement de soleil.

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